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Symbio2, porté par Séché Environnement, labellisé par Valorial et co-labellisé par Advancity, est lauréat du 15è appel à Projets lancé par le Fonds Unique Interministériel (FUI).
Le projet recevra à ce titre une aide de 1.7 M€ (sur un montant global de 4.9 M€), attribuée par le FUI, la région Ile de France, la Mairie de Paris et la région Pays de la Loire.
D’une durée de 4 ans, ce projet, qui verra le développement de biofaçades conçues par X-TU Architects, permettra de participer au développement des bâtiments de 3è génération.


Cultiver des microalgues au sein d’une «biofaçade», en tirant pleinement profit des échanges thermiques et chimiques avec le bâtiment hôte, c’est l’objectif du projet Symbio2. Tout en améliorant les qualités environnementales du bâtiment, il propose une solution économique alternative pour la filière algocole, dont le développement actuel est freiné par des coûts de revient trop importants.

Ces biofaçades, inventées par X-TU Architects, consistent en l’intégration de «capteurs solaires biologiques» au sein de façades à haute performance environnementale. Ces capteurs ont été développés par le laboratoire Université de Nantes - GEPEA, partenaires du projet. Le système renferme une fine lame d’eau qui permet aux micro-algues de se développer et de croître.

Les intérêts environnementaux sont multiples :

  • Réduction des besoins en eau pour la culture des algues
  • Diminution de 80 % des besoins énergétiques nécessaires à la régulation thermique des cultures de microalgues par rapport à la culture en bassins
  • Réduction de 50 % de la consommation énergétique du bâtiment (pour les besoins de chauffage et de rafraichissement) par rapport à un bâtiment RT 2012.

Séché Environnement apporte au projet son expérience sur la culture de microalgues, acquise depuis plusieurs années sur le site SVO (Vienne). Le Groupe va réaliser un pilote de biofaçade, et pourrait, à terme, le déployer sur le site d’Alcéa à Nantes. Dans cette perspective, la biofaçade utilisera une partie de la chaleur et du CO2 dégagés par l’incinération des déchets, et permettra la réutilisation des eaux pluviales.

Le projet vise à démontrer la pertinence technique, économique et environnementale de telles démarches, afin d’encourager leur développement sur d’autres bâtiments et éco-quartiers. Le consortium Symbio2 table sur le développement d’une nouvelle filière de bâtiments de 3è génération producteurs potentiels de microalgues utilisables pour la chimie verte.

En savoir plus :
Communiqué biofaçades 19 mars 2013